Rencontre avec les vignerons : Guillaume Pla

Laurence Derc et Guillaume Plas devant des cuves de vinificationGuillaume est notre producteur des crémants de Bordeaux rosé et blanc qu’il y a sur ma cave en ligne. Ce sont 2 vins que j’aime beaucoup pour leur excellents rapport qualité prix ainsi que pour leur accessibilité : vins d’apéro, de desserts ou de cocktails, on peut les utiliser à l’envie sans fausse note. Ce sont des vins de copains, version bulles !

L’exploitation de Guillaume se trouve sur la commune de Saint-Pierre-d’Aurillac, à l’extrême Sud de la zone des Côtes de Bordeaux. Cette zone d’appellation se situe sur les coteaux argilo-calcaire de la rive droite de la Garonne, à 50 km au sud de Bordeaux. Le vignoble est planté sur des collines élevées parallèles à la Garonne, sous lesquelles de nombreux ruisseaux et cours d’eau ont creusé les vallées et ont pour mission de drainer le sous-sol.

Rencontre avec un vigneron du Sud-Ouest

Je connais Guillaume depuis de nombreuses années, nous sommes presque voisins. Romain et moi sommes allés lui rendre visite car il venait de soutirer le vin de base qui va lui servir à produire le crémant 2021. Il nous a également fait goûter tous ses vins rouges en fermentation. Un chouette moment !

Qu’est-ce que le crémant ?

Le crémant est un vin mousseux qui fait une seconde fermentation en bouteille selon la méthode traditionnelle. Il faut donc produire un vin dit « de base » qui sera mis en bouteille avec une liqueur de tirage (contenant sucre + levures), responsable de cette deuxième fermentation et du gaz contenue dans la bouteille, appelé prise de mousse.

Interview d’un viticulteur producteur de crémant

Bonjour Guillaume, que penses-tu de ton vin de base cette année ?

Guillaume Pla : je suis vraiment content. L’équilibre est parfait, il a une jolie tension sans être trop vif et il est particulièrement fruité cette année. Ce n’était pas gagné !

Pourquoi ça ?

G. P. : mes parcelles ont partiellement gelée au printemps. Même si les contre-bourgeons ont joué leur rôle, la pousse des rameaux qui portent les grappes est perturbée au niveau de son rythme. Alors pour la récolte, il a fallu jongler entre les parcelles qui avait gelées et les autres. C’est la première fois que cela m’arrive, je ne savais pas à quoi m’attendre sur la durée de la maturation et la qualité des raisins au final. Je suis content, le vin est bon mais il y a moitié récolte !

As-tu été touché par le mildiou cet été ?

G. P. : j’ai eu de la chance. Je ne dis pas qu’il n’y en a pas un peu plus que d’habitude mais je suis passé au travers des grosses attaques. Je n’ai pas relâché ma vigilance cet été. J’ai traité quand il fallait et pas plus que d’habitude. La perte de récolte est vraiment due aux gelées.

Le vin de base s’élabore comme les autres vins ?

G. P. : pour moi non, c’est vraiment un vin à part. Déjà, je récolte à la main dans des cagettes. Les cagettes sont ensuite vidées directement dans le pressoir en grappes entières sans passer par l’érafloir ou le fouloir. Ce n’est pas le cas de mon autre vin blanc que je vendange à la machine et qui est foulé avant de passer dans le pressoir. Ensuite, le pressurage est différent que pour mon blanc classique. Il est plus long et fractionné. C’est-à-dire qu’on sort différent type de jus : il y a le premier jus, celui qui sort dès que je commence à presser. À chaque fois que j’augmente la pression je sors un jus. La qualité de chaque jus est différente. On écarte les jus qui sont trop verts, trop herbacés. C’est le cahier des charges des crémants qui nous l’impose. Au final, on a un vin de base de qualité qui fera un crémant de qualité.

Qu’est ce que tu fais du vin de base ensuite ?

G. P. : au printemps, il part chez un prestataire qui va s’occuper de la champagnisation. Ça se fait beaucoup dans le Bordelais. Les petites propriétés comme la mienne ne peuvent pas être équipés et avoir le savoir-faire pour une telle méthode. Ce n’est pas notre cœur de métier. Il y a donc des prestataires spécialisés qui font ça très bien. Tiens, il faudra que je vous emmène voir d’ailleurs, c’est très intéressant ! Le vin de base est mis en bouteille pour sa seconde fermentation, on appelle ça la prise de mousse. Il passe ensuite un certain temps sur lie : 10-12 mois puis il est dégorgé, bouché et capsulé définitivement. Je le récupère minimum 15 mois après avoir livré le vin de base. C’est long mais c’est un vin dont mes clients raffolent, je ne vais pas me plaindre !

Et pour le crémant rosé, comment ça se passe ?

G. P. : je livre un peu de vin rouge chez mon prestataire. On définit ensemble une couleur et c’est lui qui fait l’assemblage avant le tirage. C’est aussi simple que ça !

Une box de vin avant l’arrivée du crémant

Merci Guillaume pour toutes ces explications ! On a bien noté ton invitation pour aller visiter ton prestataire pour la prise de mousse 😊

On a hâte de goûter à ce que ce joli vin de base va donner comme crémant : rendez vous donc dans 15 mois ! En attendant, pourquoi découvrir mes box de vin ?

Deux formules de box vin

  • Grenat : des vins complexe, généreux et charpentés
  • Magenta : des vins fruités, ronds faciles à accorder

Chaque mois, je vous prépare mes box de vins avec attention. À l’approche des fêtes, elles feront le parfait cadeaux à offrir pour 1 mois, 3 ou même 6 !